VIVE LA CULTURE !

Les dés sont jetés. Pendant que les francophones les lançaient sur la gauche du tapis vert, les Flamands alignaient une belle série de doubles six à la droite du pitchesback. Mais pourquoi ces gens du nord sont-ils si noirs ?
« C'est le mouvement flamand, ancré à jamais dans leurs gènes ». Ha oui, certes, il y a là un terreau fertile mais il est un peu sec, il nous étonnerait beaucoup que 20 % des jeunes « slimste mensen » de la digue se souviennent de Joris Van Severen et de Staf Declercq.

« Oui mais les wallons sont bercés à gauche » ! Comme c'est mignon ! Bien des familles ont encore un lardon, un père ou une grand-mère du sillon entre Sambre et Meuse avec un chiffon rouge au cœur mais il s'effiloche et déteint, à force d'être lavé. « Alors c'est la mémoire ». Oufti ! Ces gens du plat pays ont beau manger de la plie, ils oublient tout ! C'est grave docteur ?
« Oui mais en Wallonie, le Mardasson scintille chaque jour dans la sapinière ardennaise pour rappeler que l'extrême droite danse au son du canon ». Ben tien ! Et la Flandre a le Fort de Breendonk, ce bubon sur sa plaine, pour lui marteler que cette même droite t'envoie au trou dès que tu fais un pas de travers.
Par Eric VERMEERSCH


POLITISER L'URGENCE !
Les décrets séparent éducation à l'environnement et Education permanente. L'étanchéité des attributions mini-stérielles distingue aide au développement et lutte contre la pauvreté. Les habitudes militantes isolent syndicats et expérimentations démocratiques. Les enjeux socio-économiques, écologiques et démocratiques sont dissociés alors qu'ils devraient être associés.
Par Julien CHARLES


ET LE CORPS

Dans plusieurs évaluations de formations, je retrouve des remarques faites par des danseuses et des comédiens. Ils insistent sur l'importance du mouvement, de changer de postures physiques, d'alterner des séquences plus cérébrales avec des séquences physiques.
Par Caät et Suzanne


CADAVRES EXQUIS
Par Fred PENELLE

VARIATIONS CORPORELLES
L'ordre, c'est le calme. Le mouvement contrôlé et anticipable. Tôt, l'école nous apprend la contrainte du moi physique, assis et silencieux. Pourtant, nos chairs parlent. Et le corps social, quand il met en action sa colère, produit de véritables déferlantes. Ainsi, c'est d'ordre politique, les corps sont à maîtriser, et tant pis s'ils souffrent en silence.
Par Laurence BAUD'HUIN et Caroline COCO


 

ARTICULATIONS 77

Dans le premier article, Milady R, par un récit intime de construction politique et un entretien avec Kis Keya ouvre une réflexion sur la gentrification de l'esprit et la décolonisation du corps. Cette réflexion est ponctuée d'un slam de Joëlle Sambi Nzeba … être un.e pirate n'est pas sans risque.

Dans le second article, Laurence D a rencontré Pierre Brasseur, médecin généraliste, fondateur d'une Maison Médicale en plein centre du quartier des Arsouilles de la ville de Namur. Dans les maisons médicales, le corps (en souffrance) est considéré comme une expérience individuelle à prendre en considération.

Dans le troisième article, Paul H a quant à lui rencontré François Perle, directeur du Service des indemnités de l'Inami. 950.000 personnes, sur une année, quittent leur travail pour raisons d'invalidité. Une nouvelle question sociale ?

Enfin, Myriam VB clôture le dossier par une invitation à envisager la pensée politique du care comme possibilité d'opposer quelque chose au rouleau compresseur du productivisme.

Quatre points de vue autour de l'idée que si le corps est soumis mais on peut prendre appui sur celui-ci pour résister.

Dossier réalisé par Laurence DELPERDANGE,
Paul HERMANT, Milady RENOIR,
Myriam van der BREMPT, Pascale WILMS


AUTOF(R)ICTION
Un récit intime de construction politique de Milady Renoir, miroir d'un entretien avec Kis' Keya, réalisatrice Afro-Queer, ou comment la liberté de (se) dire, d'agir contre la gentrification de l'esprit et la colonisation du corps s'acquière ?


ETAT DU CORPS EN L'ETAT
Namur. Rue St Nicolas, quartier des « Arsouilles ». Au 44, dans la salle d'attente de la maison médicale, des affiches invitent à faire la fête entre voisins, à découvrir à travers le court métrage qui leur est consacré, ...


LES CIMETIERES SONT REMPLIS...
Le corps, quand il travaille, est soumis au stress de l'exigence des résultats et de l'excellence de l'entreprise. Quand il se révolte, il peut goûter à la matraque voire au flashball.


L'ETHIQUE DU CARE...
On a l'habitude de considérer que le domaine du care (en français soin ou sollicitude) se soucie du bien-être des plus faibles et revendique, sur fond de féminisme, plus de reconnaissance de celles qui s'y (dé)vouent.